Selon Benefits and Pensions Monitor, beaucoup de travailleurs autochtones en situation de handicap disent ne pas se sentir valorisés dans leur milieu de travail. Pour plusieurs, ce manque de reconnaissance se traduit par un sentiment d’être moins considérés et moins écoutés que les autres. Et ça a un impact direct sur leur énergie, leur motivation et leur confiance.
Cette réalité n’est pas nouvelle. De nombreuses personnes autochtones vivent encore avec des barrières importantes à l’emploi. Il y a les défis liés au handicap, bien sûr, mais aussi tout le poids de l’histoire, des préjugés et des incompréhensions qui touchent encore les peuples autochtones aujourd’hui. Ça crée un double défi : être accepté pour sa culture et être reconnu pour ses compétences malgré son handicap.
Un autre angle que je trouve peu abordé, c’est la manière dont le handicap est pensé dans notre système. Une vision souvent déconnectée des réalités autochtones. Dans l’article Le handicap comme concept colonial : le discours manquant de la culture dans les conceptualisations des enfants autochtones handicapé·es, la chercheuse Nicole Ineese-Nash, M. A. explique que pour beaucoup d’Autochtones, l’étiquette « handicapé » s’ajoute à des modèles colonialistes qui n’ont pas tenu compte de leurs savoirs, de leurs modes de vie ni de leurs valeurs. Ça veut dire que le problème ne se limite pas à l’emploi. Ça touche aussi l’identité, l’appartenance, la façon de se voir (et d’être vu) dans le monde.
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Comme les entrepreneurs en situation de handicap, en général, plusieurs doivent faire des efforts supplémentaires. Ce n’est pas parce qu’ils manquent de talent. Au contraire. C’est souvent les systèmes autour d’eux qui ne sont pas adaptés.
J’ai bien aimé lire l’article de l’Association canadienne de soutien à l’emploi, intitulé La véritable alliance soutient les travailleurs autochtones en situation de handicap, dans lequel Johnathon Red Gun aborde la réalité des travailleurs autochtones en situation de handicap. Il y rappelle l’importance de la collaboration, de l’ouverture et de la reconnaissance des forces de ces personnes.
Pendant des années, on a véhiculé des stéréotypes qui ont laissé des traces dans les milieux de travail et dans la société en général. Ce qui ressort de mes lectures est clair : le problème ne vient pas des personnes. Il vient du manque de compréhension, du manque d’écoute, et du fait que les environnements de travail ne sont pas toujours adaptés.
Pourtant, créer un milieu où chacun se sent reconnu et respecté ne devrait pas être compliqué. Parfois, ça commence simplement par :
- prendre le temps d’écouter ;
- s’assurer que les besoins sont compris ;
- adapter certaines pratiques ;
- laisser de la place à la culture et aux façons de faire autochtones ;
- voir les forces avant les défis.
Ce n’est que cette année que j’ai été sensibilisée aux réalités des travailleurs autochtones en situation de handicap. C’est un sujet que j’aimerais explorer davantage dans la saison 3 du magazine Capable, entreprendre sans limites.
Pas seulement pour parler des obstacles, mais pour mettre en lumière les forces, les compétences, les idées et les innovations qui émergent de ces réalités. J’ai envie de donner de l’espace à ces voix-là, et d’encourager les milieux de travail à mieux écouter.
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Parce qu’au final, se sentir reconnu, ça change tout.
Et c’est souvent là que l’inclusion commence vraiment.


2 commentaires
Sophie Van Kessel
Bonjour Kim,
Merci de partager ce blogue et cette mention de l’article de l’organisation pour laquelle je travaille.
Cependant, il est mal cité, on peut dire l’Association canadienne de soutien à l’emploi et son titre en français : La véritable alliance soutient les travailleurs autochtones en situation de handicap.
au lieu de : J’ai bien aimé lire l’entrevue réalisée par Supported Employment / The True Alliance avec Johnathon Red Gun dans laquelle il aborde la réalité des travailleurs autochtones en situation de handicap. Il rappelle l’importance de la collaboration et de l’ouverture. S’ouvrir à la richesse de ces personnes.
Je reste disponible pour les questions,
Sophie Van Kessel
Elle/la/she/her/ – Any pronoun/Tout pronom
Bilingual National Resource Coordinator – MentorAbility Canada
Coordonnatrice des ressources nationales bilingues – MentorHabiletés Canada
Canadian Association for Supported Employment / Association canadienne de soutien à l’emploi
Kim Auclair
C’est corrigé 🙂 Merci beaucoup.