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Les entrepreneurs et le TDAH : une réalité de plus en plus reconnue

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dernière mise-à-jour : 28 mai 2026
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Chrystal Healy, vice-présidente adjointe au développement durable à la BDC, et Melissa St-Louis, cofondatrice de Nüense, sont assises côte à côte dans un décor de studio en briques rouges. À gauche, Chrystal porte une chemise blanche. À droite, Melissa porte une chemise colorée.

Un entrepreneur sur quatre présenterait des symptômes de TDAH, selon une étude de la Banque de développement du Canada (BDC), fier partenaire de la saison 2 du magazine Capable, entreprendre sans limites. Ce chiffre, bien plus élevé que dans la population générale, montre à quel point la neurodiversité est bien présente dans le paysage entrepreneurial.

Lire aussi : Un entrepreneur sur quatre a des symptômes de TDAH, selon la BDC

Le TDAH, souvent associé à l’impulsivité ou à la distraction, cache aussi une formidable capacité d’innovation. Les personnes concernées se distinguent par leur créativité, leur intuition, leur tolérance au risque et leur habileté à rebondir face aux imprévus. Des qualités précieuses en affaires, mais qui viennent aussi avec leur lot de défis : surcharge mentale, difficulté à gérer le temps, fatigue chronique.

À la BDC, on s’intéresse de plus en plus à ces profils atypiques. Chrystal Healy, vice-présidente adjointe au développement durable, en parle avec franchise et bienveillance. Diagnostiquée TDAH à l’âge adulte, elle croit qu’il faut changer le regard qu’on porte sur ces cerveaux qui fonctionnent autrement :

« Nos cerveaux ne sont pas codés de la même façon. Être différent, c’est une richesse. »

Dans une discussion menée dans le cadre de la saison 2 de Capable, entreprendre sans limites, Chrystal Healy et Melissa St-Louis, cofondatrice de Nüense, abordent la neurodiversité en milieu de travail sous un angle humain et concret. Ensemble, elles rappellent que les entrepreneurs neurodivergents assument souvent seuls leurs besoins d’adaptation : outils spécialisés, soutien administratif, logiciels adaptés… Mais elles soulignent aussi à quel point ces réalités nourrissent leur créativité et leur sens de l’innovation.

« L’entrepreneuriat, c’est déjà un jeu vidéo difficile. Pour une personne neurodivergente, c’est comme un jeu vidéo à l’extrême. Mais tout le monde a sa place », souligne Melissa St-Louis.

Leur message est clair : reconnaître la diversité cognitive, ce n’est pas seulement une question d’inclusion. C’est une stratégie d’affaires. Quand les milieux de travail deviennent plus flexibles et empathiques, tout le monde en profite.

Auteur/autrice

  • Kim Auclair

    Kim Auclair est animatrice, productrice et fondatrice de Capable.Media. Entrepreneure depuis 2003, elle évolue depuis plus de 20 ans dans l’univers des communications, des médias et de l’entrepreneuriat. Elle est également consultante en relations de presse et coauteure du livre Visible : Apprivoiser les médias en tant que petite entreprise (Septembre Éditeur).
    Née avec une surdité sévère à profonde, elle entend aujourd’hui grâce à un implant cochléaire et vit au quotidien certaines des réalités qu’elle documente. Elle fait également partie de l’équipe du projet Capapreneur, une initiative de recherche visant à mieux adapter les programmes d’accompagnement entrepreneurial aux réalités des personnes en situation de handicap.

Les contenus publiés sur Capable.media ne relèvent pas du journalisme traditionnel. Certains textes peuvent avoir été améliorés avec l’aide de l’intelligence artificielle, toujours révisés par une personne.

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