Claudia Bertrand, monteuse vidéo : rigueur et autonomie au travail

Par : Simon Phaneuf, 1 mai 2026
dernière mise-à-jour : 1 mai 2026
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Claudia Bertrand, monteuse vidéo, dans un environnement de montage
Claudia Bertrand souhaite faire sa place comme monteuse vidéo dans le domaine des médias.

Claudia Bertrand s’intéresse au montage vidéo depuis l’âge de 14 ans. Atteinte d’une paralysie cérébrale, elle exerce sa passion depuis un peu plus d’un an après une formation au Collège LaSalle.

Son goût pour le montage est renforcé dès le début de ses études postsecondaires grâce au soutien de son entourage. « Les gens ont été très accueillants. On était un petit groupe, donc l’apprentissage était simple et agréable », raconte-t-elle.

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Montage vidéo : déconstruire les stéréotypes

Claudia souhaite déconstruire les stéréotypes liés à la profession. Elle possède une grande confiance en ses moyens. « Je suis compétente, j’ai toute ma tête et je crois en mes capacités. », affirme-t-elle.

Le métier de monteur vidéo demande de la rigueur, de la vélocité et de la minutie. Pour adapter sa façon de travailler, Claudia dispose d’une souris adaptée, le n-Abler Pro Rollerball. C’est un appareil de forme rectangulaire dont la taille est imposante. Les boutons sont placés en retrait pour faciliter les commandes de l’appareil et éviter les actions indésirables.

Le prix de l’objet avoisine les 650 $, ce qui en fait un outil dispendieux. Toutefois, ses avantages sont essentiels au travail de Claudia.

« La souris possède une large base qui la rend plus stable et durable ainsi qu’une boule au centre qui facilite la navigation », ajoute-t-elle.

Poste de montage vidéo avec souris adaptée n-Abler Pro Rollerball
Claudia Bertrand utilise une souris adaptée n-Abler Pro Rollerball pour faciliter son travail en montage vidéo.

Pour Claudia, utiliser une souris traditionnelle demande trop de temps et lui cause beaucoup de difficultés, ce qui rend l’exécution des tâches presque impossible. La souris adaptée lui permet de travailler avec plus d’efficacité et d’autonomie.

L’accessibilité pour favoriser l’intégration

Claudia se déplace à l’aide de son fauteuil roulant. Son métier requiert peu d’adaptations. Toutefois, l’accessibilité des lieux est un critère essentiel à prendre en compte pour favoriser son intégration en emploi. « La hauteur du bureau doit être adaptée à la hauteur de mon fauteuil et le matériel doit être branché pour moi. »

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La durée d’un montage est variable et dépend du nombre d’intervenants. Ce travail consiste en plusieurs étapes. « Je règle le son, la qualité de l’image, les entrevues et les visuels. Les montages d’une durée de 5 à 10 minutes peuvent prendre 2 jours », explique-t-elle.

Pour réussir, il suffit de bien connaître les outils à disposition. « Chaque logiciel de montage comporte des avantages et des inconvénients. Il faut trouver celui qui correspond à nos besoins et connaître les raccourcis clavier. Ça permet de gagner beaucoup de temps », affirme Claudia.

Le métier de monteur vidéo demande de tenir des délais serrés. Cependant, Claudia est une personne résiliente capable de répondre aux attentes d’un employeur. « J’ai toujours remis mes travaux à temps. J’étais parfois en avance sur certains collègues », raconte-t-elle.

Son succès repose sur une organisation impeccable. « Mes fichiers sont toujours placés dans des dossiers séparés. Cela facilite beaucoup mon travail et me permet de gagner du temps », explique Claudia.

Une vidéo promotionnelle

Le travail sous pression est un défi qu’elle accepte. C’est pourquoi elle a multiplié les démarches afin de trouver du travail depuis la fin de ses études : demandes d’emploi, utilisation des réseaux sociaux, vidéo de présentation personnalisée.

« J’ai mis en ligne une vidéo promotionnelle de mes compétences parce que j’ai envie que l’on voie mon handicap de manière positive », ajoute-t-elle.

Quand elle parle de montage vidéo, les yeux de Claudia s’illuminent. « Je sais que je peux réussir, car je suis autonome et minutieuse. J’adore le processus de création et je suis fière du résultat final », explique-t-elle.

Sa persévérance lui a permis de dénicher un premier contrat dans les dernières semaines. « J’ai dû apprendre à travailler avec After Effects. C’était un peu compliqué, car je l’avais peu utilisé auparavant », avoue Claudia.

Elle réussit à surmonter ses défis grâce à des recherches et le visionnement de tutoriels sur YouTube. Ce projet est sa plus grande fierté, car « tout s’est bien passé et le client était satisfait. »

Raconter une histoire

Pour se démarquer dans son milieu, Claudia mise sur sa capacité à raconter une histoire. C’est un aspect essentiel pour captiver un public. Cela se traduit par la livraison d’un montage impeccable.

« On doit savoir maîtriser les outils, corriger les erreurs et raconter une histoire fluide pour que le produit final soit le plus naturel possible », explique Claudia Bertrand.

Son souhait est d’obtenir un travail et un horaire à temps plein dans une entreprise dans le domaine des médias. « L’entrepreneuriat comporte une grande part d’incertitude. J’ai besoin d’un cadre, car ça m’enlève du stress. J’aimerais monter des projets pour la télévision. »

Elle éprouve un intérêt marqué pour les documentaires, les reportages et le cinéma. Selon elle, les employeurs gagneraient à la connaître. « J’ai une belle personnalité, je m’entends bien avec tout le monde et je suis toujours dans ma bulle », assure-t-elle.

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